Ploovers
Retraite

PREFON, COREM, CRH, RMC : que faire de ma retraite à points ?

Comprendre votre vieux contrat de retraite fonctionnaire ou combattant, et choisir la meilleure sortie (rente, capital ou transfert).

Si vous êtes fonctionnaire, hospitalier ou ancien combattant, vous détenez peut-être un contrat de retraite « à points » (PREFON, COREM, CRH ou RMC) sans même le savoir. ‌Ces contrats ne se souscrivent plus librement aujourd'hui, mais ceux déjà ouverts continuent de fonctionner et offrent de vrais avantages : déduction de vos versements, sortie en rente ou en capital, et pour les anciens combattants une rente majorée par l'État et exonérée d'impôt. ​Cette fiche vous aide à savoir ce que vous avez, ce que ça change pour vous, et comment bien choisir votre sortie ou un transfert.​

Votre situation est-elle concernée ?

Cochez les situations qui vous ressemblent.

Votre sélection s'affichera ici.

Les repères à garder en tête

10 %abattement avant impôt sur votre rente, comme pour une pension de retraite
7,5 %taux réduit possible à la sortie en capital sur vos droits anciens
12,5 % à 60 %majoration de votre rente par l'État pour les anciens combattants (RMC)
2 008,75 €plafond 2025 de la rente majorée RMC exonérée d'impôt

Ce qu'il faut retenir

Ces contrats sont fermés, mais le vôtre reste vivant

On ne peut plus adhérer à un COREM ou un CRH depuis le 1er octobre 2020, et le PREFON est devenu un PER depuis le 1er décembre 2019. ‌Mais si vous avez déjà un contrat, il continue de fonctionner : vous pouvez encore verser dessus et il produit vos droits normalement.‌

Le PREFON s'est ouvert à beaucoup plus de monde

Depuis le 1er janvier 2024, le PREFON n'est plus réservé aux seuls agents publics : toute personne qui exerce ou a exercé une mission de service public ou d'intérêt général peut en bénéficier, ainsi que son conjoint et ses enfants.​

Vos versements réduisent votre impôt

L'argent que vous versez se déduit de vos revenus imposables, dans la limite de votre plafond épargne retraite (le même pour tous vos produits retraite). ​Plus votre tranche d'impôt est élevée, plus le gain est important. ​Attention : aucun gain sur les revenus soumis au prélèvement forfaitaire unique (le PFU, ou « flat tax ») ni sur les prélèvements sociaux.‌

À la sortie en rente, vous êtes taxé comme un retraité

La rente PREFON, COREM ou CRH est imposée comme une pension de retraite, après un abattement de 10 %, et supporte les prélèvements sociaux. ‌C'est le régime le plus courant.​

Ces contrats ont changé, mais le vôtre reste vivant

1er décembre 2019

Le PREFON devient un PER

Vos versements et droits postérieurs à cette date suivent désormais les règles du Plan d'épargne retraite : la sortie en capital devient possible.

1er octobre 2020

COREM et CRH ferment aux nouvelles adhésions

On ne peut plus ouvrir de nouveau contrat. Mais si vous en détenez déjà un, il continue de fonctionner et reste alimentable.

1er janvier 2024

Le PREFON s'ouvre à beaucoup plus de monde

Il n'est plus réservé aux seuls agents publics : toute personne exerçant une mission de service public ou d'intérêt général peut en bénéficier, ainsi que son conjoint et ses enfants.

Si vous détenez un de ces contrats, il n'est pas « perdu » : il produit toujours vos droits.

Source : C. mon. fin. art. L224-40 (loi PACTE) ; Préfon, extension du 1er janv. 2024

Les erreurs qui coûtent cher

Ne perdez pas l'atout du taux réduit à 7,5 %

Avant de transférer un vieux contrat vers un PER, vérifiez si vous détenez d'anciens droits ouvrant droit au prélèvement de 7,5 % sur le capital. Ce taux ne s'applique que si le capital est versé en une seule fois et si vos cotisations ont bien été déduites. Un transfert mal calibré peut vous faire perdre cet avantage.

Le choix rente ou capital est souvent définitif

Une fois que vous avez opté pour une sortie en rente ou en capital, on ne revient généralement pas en arrière. Comparez bien selon votre besoin de revenu, votre espérance de vie et la protection de votre conjoint avant de décider.

RMC : les versements de votre conjoint ne comptent pas

Seuls les versements faits par la personne personnellement éligible (l'ancien combattant lui-même) sont déductibles. Ceux du conjoint non combattant ne le sont pas. Et la rente de réversion versée au conjoint ne bénéficie pas de l'exonération d'impôt.

Pour aller plus loin avec votre conseiller

Cas avancé

Garder le taux réduit de 7,5 % tout en regroupant sa retraite

Michel, 63 ans, ancien agent territorial, a retrouvé un PREFON ouvert dans les années 1990. Une partie de ses droits date d'avant la bascule de son contrat en PER : sur cette part ancienne, une sortie en capital peut, sous conditions, bénéficier d'un prélèvement réduit de 7,5 % au lieu du barème de l'impôt. Sur, par exemple, 50 000 € de droits anciens sortis en une seule fois, l'option à 7,5 % (calculée après l'abattement de 10 %, soit sur 45 000 €) revient à 3 375 €, contre 13 500 € au barème pour une tranche marginale à 30 % : plus de 10 000 € d'écart sur cette seule part ancienne. Il aimerait tout regrouper sur un seul PER pour simplifier — mais transférer l'ensemble ferait perdre cet avantage rare. La bonne idée : ne transférer que les droits récents et laisser les droits anciens là où ils ouvrent droit au 7,5 %.

Ce que votre conseiller apporte : Le conseiller identifie précisément quels droits sont éligibles au 7,5 % (ceux d'avant la bascule PER), chiffre l'écart entre ce taux et le barème, puis séquence le transfert pour ne déplacer que les droits récents. Il rédige ensuite le courrier de transfert calé sur le bon périmètre, car l'option 7,5 % suppose un versement en une seule fois et des cotisations qui ont bien été déduites.

Cas avancé

Un ancien combattant qui réduit son impôt ET transmet à ses proches

Jacques, 68 ans, titulaire de la carte du combattant, ignore qu'il peut souscrire une retraite mutualiste du combattant. Ses versements y seraient déductibles de son revenu sans plafond, et sans entamer le plafond commun de ses autres produits retraite — qu'il peut donc continuer à remplir en parallèle. À la retraite, sa rente serait majorée par l'État et exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite d'un plafond annuel. Et s'il choisit la formule à capital réservé plutôt qu'à capital aliéné, un capital reviendra à ses proches à son décès, avec la fiscalité avantageuse de l'assurance-vie.

Ce que votre conseiller apporte : Le conseiller vérifie le titre ouvrant droit et calcule le taux de majoration selon le délai depuis l'obtention de la carte, puis cale les versements sur le plafond de la rente majorée pour maximiser à la fois la déduction et l'exonération. Il arbitre entre capital aliéné et capital réservé selon le besoin de revenu, et alerte sur un angle mort : la rente reversée au conjoint, elle, n'est pas exonérée.

Chaque situation est particulière

Vous vous êtes reconnu dans cette fiche ? La prochaine étape est un échange concret, chiffres de votre dossier à l'appui.

Faire le point avec un conseiller

À lire ensuite

Références officielles

Fiche issue de la base de connaissance patrimoniale Ploovers — millésime 2026, mise à jour le 2026-07-11. Contenu en cours de validation par nos experts.

Mentions légales — usage privé uniquement. Les contenus de cette base de connaissance sont la propriété exclusive de Ploovers et sont mis à disposition pour un usage strictement privé et personnel. Toute reproduction, représentation, diffusion ou extraction, intégrale ou partielle, par quelque moyen que ce soit, sans autorisation écrite préalable de Ploovers, est interdite (art. L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle ; protection du producteur de base de données, art. L.342-1 et suivants).

Ces contenus sont fournis à titre d'information générale (millésime 2026) : ils ne constituent ni un conseil personnalisé, ni une consultation juridique, fiscale ou patrimoniale, et ne remplacent pas les conseils d'un conseiller en gestion de patrimoine, d'un notaire ou d'un avocat, seuls à même d'apprécier votre situation particulière. Les règles et montants cités sont susceptibles d'évoluer avec la législation. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.