01
Que se serait-il passé ? Les crises passées
Nous rejouons sept crises, toujours les mêmes fenêtres, choisies sur le marché européen
et jamais sur votre portefeuille : la bulle internet (2000-2003), la crise
financière (2007-2009), la crise de la zone euro (2011), la Chine (2015-2016), la fin
2018, le Covid (2020) et la hausse des taux (2022).
Une crise est « réelle » quand au moins 80 % de votre portefeuille
existait pendant toute la période. Nous montrons alors sa performance passée et
le temps qu'il lui a fallu pour retrouver son niveau. Une ligne qui n'existait pas n'est
jamais comptée pour zéro : les autres lignes sont repondérées.
Sinon, la crise est « simulée » : nous appliquons l'exposition actuelle de
vos lignes aux variations réelles des indices de référence pendant la crise. C'est une
performance passée simulée, et nous l'écrivons à côté du chiffre. Pour les crises
longues, cette estimation est probablement optimiste : elle sous-estime la perte de
4 points en médiane pour 2008 et de 11 points pour 2000-2003.
À côté de chaque crise, un placement simple de même perte extrême que vous : un
mélange d'actions européennes et de monétaire. Il dit si la diversification a joué.
02
Que pourrait-il se passer ? Les scénarios des superviseurs
Nous n'inventons pas nos crises. Nous reprenons les scénarios que publient les
superviseurs pour tester la solidité des banques et des assureurs :
- Choc brutal sur les marchés : scénario défavorable du test des
assureurs européens 2024 (CERS et AEAPP).
- Récession mondiale : scénario défavorable du test des banques
européennes 2025 (CERS et BCE pour l'ABE).
- Récession américaine : scénario sévèrement défavorable de la
Réserve fédérale 2025.
- Scénario central : le scénario de référence du test des banques
européennes 2025, publié dans le même document.
- Reprise après une crise : les variations réelles des marchés de
mars 2009 à mars 2010.
Un scénario ne fixe que quelques marchés. Pour les autres, nous utilisons leurs relations
observées pendant les périodes agitées depuis 2004 : en crise, les marchés baissent
davantage ensemble. Les chocs de taux passent par la sensibilité mesurée des emprunts
d'État et des obligations d'entreprises, à partir de la courbe des taux de la BCE et des
taux de la Réserve fédérale.
Pour chaque scénario défavorable, nous indiquons combien d'années, sur 100 depuis 2004, ont
été au moins aussi inhabituelles : environ 1 sur 100 pour le scénario des assureurs,
3 sur 100 pour celui des banques, 5 sur 100 pour celui de la Réserve fédérale. Les
scénarios défavorables sont toujours affichés avec le central et le favorable.
03
Qu'est-ce qui vous ferait perdre ce que vous acceptez de perdre ?
Le test inversé part de votre perte acceptée, la cible de risque de votre profil, et
cherche le scénario le plus probable qui la produirait. Il répond à une question
concrète : « de combien les marchés devraient-ils baisser pour que je perde ce
que j'accepte de perdre ? ».
Nous séparons ce qui ferait la perte de ce qui l'accompagnerait. La perte
vient de vos expositions, multipliées par la baisse de leur marché : nous les chiffrons
en points, ligne par ligne. Les autres marchés, liés au vôtre dans les périodes agitées,
bougent en même temps sans en être la cause : un marché qui baisse beaucoup mais pèse
peu dans votre portefeuille vous coûte peu. Corrélation n'est pas causalité.
Nous affichons aussi la fréquence de ce genre d'année depuis 2004, et la crise passée à
laquelle il ressemble. Pour un portefeuille surtout investi en
actions, il ressemble presque toujours au Covid et à la crise financière, et pas à la
hausse des taux de 2022, où les obligations ont baissé avec les actions.
04
Comment chaque ligne est décrite
Nous décrivons chaque ligne par son seul historique, sans lire sa composition : ses
variations des trois dernières années sont rapprochées de celles de 17 ETF de référence.
Le résultat est un panier, par exemple « 77 % d'actions européennes et 22 %
de petites capitalisations », et une mesure de fiabilité : la part des
variations que ce panier explique.
La fiabilité est bonne au-delà de 80 %, moyenne entre
60 et 80 %, faible en dessous : la ligne a alors un comportement
propre que les scénarios ne décrivent pas, et nous le signalons. Les fonds en euros et les
liquidités suivent des règles ; l'immobilier non coté, le capital-investissement et
les produits structurés restent hors de ces scénarios, et sont listés comme tels.
Les cours viennent de notre base de données, en euros, dividendes réinvestis. Une valeur
reconstituée à partir d'un indice n'est jamais présentée comme une performance réelle.
05
Ce que valent ces chiffres
Nous avons mesuré l'écart entre la perte prévue et la perte réalisée sur deux crises que le
modèle n'avait pas vues : les expositions sont estimées avant la crise, puis
comparées à ce qui s'est passé. Sur 24 portefeuilles optimisés de quatre univers réels,
l'écart médian est de 1,5 point pour le Covid et de 1,4 point pour 2022.
Ligne par ligne, l'écart est plus grand : 2,7 à 2,8 points pour les ETF, 3,9 à
7,9 points pour les fonds actifs, davantage pour les actions détenues en direct. C'est
pourquoi nous affichons la fiabilité de chaque ligne, et pourquoi un portefeuille
majoritairement en ETF se lit mieux.
06
Ce que nous ne faisons pas
- Ces chiffres ne sont pas des prévisions. Les gains et les pertes peuvent dépasser les
montants affichés.
- Nous ne générons pas de crises imaginaires : chaque scénario est publié par un
superviseur ou observé sur les marchés.
- Nous ne montrons pas de scénario sur un fonds isolé : un fonds n'est pas un
portefeuille. La fiche d'un fonds ne montre que les crises qu'il a réellement
traversées.
- Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.