Chargement plus long que prévu… merci de patienter.
Ploovers
Méthodologie

Comment nous montrons un portefeuille dans une crise

Trois questions, trois réponses chiffrées, sur les lignes réellement détenues : que se serait-il passé, que pourrait-il se passer, et qu'est-ce qui vous ferait perdre ce que vous acceptez de perdre.

Agents IA Markdown

En bref
  • Crises passées : sept crises de 2000 à 2022. Une crise est « réelle » quand au moins 80 % du portefeuille existait pendant toute la période ; sinon elle est « simulée », et affichée comme telle.
  • Scénarios : ceux que publient les superviseurs européens et américains pour tester les banques et les assureurs, toujours affichés avec un scénario central et un scénario favorable.
  • Test inversé : le scénario le plus probable qui vous ferait perdre votre perte acceptée, et la fréquence de ce genre d'année depuis 2004.
  • Précision mesurée : sur des crises que le modèle n'avait pas vues, 1,5 point d'écart médian au niveau du portefeuille pour le Covid, 1,4 point pour 2022.

7

crises passées, du plus haut au plus bas du marché européen, de la bulle internet à la hausse des taux de 2022

5

scénarios publiés : trois défavorables, un central, un favorable

17

ETF de référence pour décrire chaque ligne : actions par région et par style, emprunts d'État, crédit, dollar, or, matières premières, immobilier coté, monétaire

1,5 pt

d'écart médian entre perte prévue et perte réalisée, portefeuilles, Covid 2020, hors échantillon

01

Que se serait-il passé ? Les crises passées

Nous rejouons sept crises, toujours les mêmes fenêtres, choisies sur le marché européen et jamais sur votre portefeuille : la bulle internet (2000-2003), la crise financière (2007-2009), la crise de la zone euro (2011), la Chine (2015-2016), la fin 2018, le Covid (2020) et la hausse des taux (2022).

Une crise est « réelle » quand au moins 80 % de votre portefeuille existait pendant toute la période. Nous montrons alors sa performance passée et le temps qu'il lui a fallu pour retrouver son niveau. Une ligne qui n'existait pas n'est jamais comptée pour zéro : les autres lignes sont repondérées.

Sinon, la crise est « simulée » : nous appliquons l'exposition actuelle de vos lignes aux variations réelles des indices de référence pendant la crise. C'est une performance passée simulée, et nous l'écrivons à côté du chiffre. Pour les crises longues, cette estimation est probablement optimiste : elle sous-estime la perte de 4 points en médiane pour 2008 et de 11 points pour 2000-2003.

À côté de chaque crise, un placement simple de même perte extrême que vous : un mélange d'actions européennes et de monétaire. Il dit si la diversification a joué.

02

Que pourrait-il se passer ? Les scénarios des superviseurs

Nous n'inventons pas nos crises. Nous reprenons les scénarios que publient les superviseurs pour tester la solidité des banques et des assureurs :

  • Choc brutal sur les marchés : scénario défavorable du test des assureurs européens 2024 (CERS et AEAPP).
  • Récession mondiale : scénario défavorable du test des banques européennes 2025 (CERS et BCE pour l'ABE).
  • Récession américaine : scénario sévèrement défavorable de la Réserve fédérale 2025.
  • Scénario central : le scénario de référence du test des banques européennes 2025, publié dans le même document.
  • Reprise après une crise : les variations réelles des marchés de mars 2009 à mars 2010.

Un scénario ne fixe que quelques marchés. Pour les autres, nous utilisons leurs relations observées pendant les périodes agitées depuis 2004 : en crise, les marchés baissent davantage ensemble. Les chocs de taux passent par la sensibilité mesurée des emprunts d'État et des obligations d'entreprises, à partir de la courbe des taux de la BCE et des taux de la Réserve fédérale.

Pour chaque scénario défavorable, nous indiquons combien d'années, sur 100 depuis 2004, ont été au moins aussi inhabituelles : environ 1 sur 100 pour le scénario des assureurs, 3 sur 100 pour celui des banques, 5 sur 100 pour celui de la Réserve fédérale. Les scénarios défavorables sont toujours affichés avec le central et le favorable.

03

Qu'est-ce qui vous ferait perdre ce que vous acceptez de perdre ?

Le test inversé part de votre perte acceptée, la cible de risque de votre profil, et cherche le scénario le plus probable qui la produirait. Il répond à une question concrète : « de combien les marchés devraient-ils baisser pour que je perde ce que j'accepte de perdre ? ».

Nous séparons ce qui ferait la perte de ce qui l'accompagnerait. La perte vient de vos expositions, multipliées par la baisse de leur marché : nous les chiffrons en points, ligne par ligne. Les autres marchés, liés au vôtre dans les périodes agitées, bougent en même temps sans en être la cause : un marché qui baisse beaucoup mais pèse peu dans votre portefeuille vous coûte peu. Corrélation n'est pas causalité.

Nous affichons aussi la fréquence de ce genre d'année depuis 2004, et la crise passée à laquelle il ressemble. Pour un portefeuille surtout investi en actions, il ressemble presque toujours au Covid et à la crise financière, et pas à la hausse des taux de 2022, où les obligations ont baissé avec les actions.

04

Comment chaque ligne est décrite

Nous décrivons chaque ligne par son seul historique, sans lire sa composition : ses variations des trois dernières années sont rapprochées de celles de 17 ETF de référence. Le résultat est un panier, par exemple « 77 % d'actions européennes et 22 % de petites capitalisations », et une mesure de fiabilité : la part des variations que ce panier explique.

La fiabilité est bonne au-delà de 80 %, moyenne entre 60 et 80 %, faible en dessous : la ligne a alors un comportement propre que les scénarios ne décrivent pas, et nous le signalons. Les fonds en euros et les liquidités suivent des règles ; l'immobilier non coté, le capital-investissement et les produits structurés restent hors de ces scénarios, et sont listés comme tels.

Les cours viennent de notre base de données, en euros, dividendes réinvestis. Une valeur reconstituée à partir d'un indice n'est jamais présentée comme une performance réelle.

05

Ce que valent ces chiffres

Nous avons mesuré l'écart entre la perte prévue et la perte réalisée sur deux crises que le modèle n'avait pas vues : les expositions sont estimées avant la crise, puis comparées à ce qui s'est passé. Sur 24 portefeuilles optimisés de quatre univers réels, l'écart médian est de 1,5 point pour le Covid et de 1,4 point pour 2022.

Ligne par ligne, l'écart est plus grand : 2,7 à 2,8 points pour les ETF, 3,9 à 7,9 points pour les fonds actifs, davantage pour les actions détenues en direct. C'est pourquoi nous affichons la fiabilité de chaque ligne, et pourquoi un portefeuille majoritairement en ETF se lit mieux.

06

Ce que nous ne faisons pas

  • Ces chiffres ne sont pas des prévisions. Les gains et les pertes peuvent dépasser les montants affichés.
  • Nous ne générons pas de crises imaginaires : chaque scénario est publié par un superviseur ou observé sur les marchés.
  • Nous ne montrons pas de scénario sur un fonds isolé : un fonds n'est pas un portefeuille. La fiche d'un fonds ne montre que les crises qu'il a réellement traversées.
  • Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.