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Assurance vie

Assurance vie luxembourgeoise

Un contrat d'assurance vie de droit luxembourgeois, souscrit auprès de WEALINS, pour une protection du souscripteur sans équivalent et un univers d'investissement élargi

Découvrir les avantages Explorer les caractéristiques

Une protection renforcée

Le triangle de sécurité et le super-privilège placent le souscripteur au premier rang sur les actifs de son contrat, sans plafond de garantie

Une fiscalité qui vous suit

Le Luxembourg n'impose pas le contrat : c'est la fiscalité de votre pays de résidence qui s'applique, et le contrat vous suit en cas d'expatriation

Un univers élargi

Fonds internes dédiés, fonds d'assurance spécialisés, gestion multidevises et accès à des classes d'actifs peu répandues en assurance vie française

Pourquoi le Luxembourg

L'assurance vie luxembourgeoise n'est pas un produit « offshore » : c'est un contrat européen, souscrit dans un État membre de l'Union, en libre prestation de services. Un résident fiscal français y retrouve le régime fiscal français de l'assurance vie.

Ce qui change, c'est le cadre de PROTECTION du souscripteur et la LATITUDE d'investissement. Le droit luxembourgeois organise une ségrégation stricte des actifs et confère au souscripteur un rang de créancier privilégié que le droit français ne prévoit pas.

WEALINS est une compagnie d'assurance vie luxembourgeoise, agréée et supervisée par le Commissariat aux Assurances (CAA), l'autorité de contrôle du secteur. Son actionnaire est le groupe luxembourgeois Foyer : elle n'a aucun lien capitalistique avec un assureur français, ce qui est un critère à part entière — y aller pour décorréler son épargne du risque français, puis souscrire chez la filiale luxembourgeoise d'un groupe français, réintroduirait le risque qu'on cherchait à écarter.

On n'y accède jamais en direct. Les compagnies luxembourgeoises ne distribuent ni en ligne ni au guichet : le contrat s'ouvre obligatoirement par un professionnel agréé, lié à la compagnie par une convention de distribution. Cet intermédiaire porte le conseil et la déclaration d'adéquation, la conformité, le choix négocié de l'assureur, du dépositaire et des frais — et, en FAS, la transmission des ordres. La qualité du contrat dépend donc autant de lui que de la compagnie.

Points forts du contrat

Triangle de sécurité

Les actifs représentatifs de votre contrat sont déposés chez une banque dépositaire agréée, ségrégués du bilan de l'assureur, sous convention tripartite avec le Commissariat aux Assurances

Super-privilège

Le souscripteur est créancier de premier rang sur ces actifs, avant tous les autres créanciers — et sans plafond de garantie

Pas de blocage administratif des rachats

Le droit luxembourgeois ne prévoit pas de dispositif équivalent au blocage temporaire des rachats introduit en France par la loi Sapin 2

Neutralité fiscale du Luxembourg

Le Luxembourg ne prélève aucun impôt sur le contrat : la fiscalité applicable est celle de votre pays de résidence

Protection

Le triangle de sécurité, en pratique

Ce que le droit luxembourgeois organise et que le droit français n'a pas

Trois parties, une convention

  • L'assureur — WEALINS, agréé et contrôlé par le Commissariat aux Assurances
  • La banque dépositaire — agréée par le CAA, elle conserve les actifs représentatifs de votre contrat, séparés du patrimoine de l'assureur
  • Le Commissariat aux Assurances — partie à la convention, il peut bloquer les comptes de la banque dépositaire pour préserver les droits des souscripteurs

Le super-privilège

En cas de défaillance de l'assureur, le souscripteur est désintéressé en premier sur les actifs représentatifs de son contrat, avant l'État, les organismes sociaux et les salariés.

Cette créance privilégiée n'est pas plafonnée. En France, la garantie du Fonds de garantie des assurances de personnes est, elle, limitée à 70 000 € par assuré et par compagnie.

À bien comprendre

Le super-privilège protège contre la défaillance de l'ASSUREUR. Il ne protège pas contre le risque de marché : les unités de compte restent soumises aux fluctuations des marchés financiers, à la hausse comme à la baisse, et comportent un risque de perte en capital. La valeur des actifs sous-jacents n'est jamais garantie.

Investissement

Un univers plus large, sous conditions

Les véhicules propres à l'assurance vie luxembourgeoise

Le ticket d'entrée

L'assurance vie luxembourgeoise requiert un minimum de souscription de 250 000 €. C'est une enveloppe réservée à une clientèle patrimoniale : les compartiments ci-dessous s'ouvrent au sein de ce montant.

Compartiment Qui décide de l'allocation ? Personnalisation
FE — Fonds externe Vous choisissez des OPCVM et ETF cotés Faible — un catalogue de supports, comme un contrat français en unités de compte
FIC — Fonds interne collectif Un gérant professionnel, sur une allocation mutualisée entre plusieurs souscripteurs Moyenne — des profils types partagés
FID — Fonds interne dédié Un gérant sous mandat discrétionnaire, dédié à votre seul contrat Forte — mandat sur mesure, univers d'actifs le plus large
FAS — Fonds d'assurance spécialisé Vous, assisté de votre conseil ; l'assureur exécute Forte — pilotage direct, sans mandat de gestion délégué

Les catégories de fortune

La circulaire lettre 15/3 du Commissariat aux Assurances répartit les souscripteurs en catégories, selon le montant investi et la fortune mobilière déclarée. Plus la catégorie est élevée, plus l'univers s'ouvre à des actifs sophistiqués. À titre indicatif :

  • Type A — à partir de 250 k€ : OPCVM, obligations et actions cotées
  • Type B — à partir de 500 k€ : produits structurés, amorce de non-coté
  • Type C — à partir de 1,25 M€, puis type D à partir de 2,5 M€ : liberté quasi totale
  • Type N — régime propre au FAS, sans condition de fortune, sur actifs cotés et standards

Deux limites à connaître avant de choisir

L'or et les matières premières. Les ETF et ETC sur l'or, et plus généralement l'exposition aux matières premières, ne sont éligibles qu'aux profils de catégorie D : ils sont exclus pour les catégories A, B et C, et pour le FAS. Si l'or fait partie de votre allocation cible, seul un FID de catégorie D y donne accès.

Le multidevises. Le contrat peut être libellé et les actifs détenus dans une autre devise que l'euro. C'est une liberté réelle, mais elle introduit un risque de change à mesurer — et des frais de conversion à chaque achat, facturés en spread (voir plus bas).

Ces quatre compartiments ne se valent pas. En FE, on retrouve un catalogue proche de celui d'un bon contrat français — mais avec un ticket de 250 k€ et des frais d'enveloppe généralement supérieurs. En FIC, on délègue à une allocation mutualisée, sans le sur-mesure qui motive la démarche. En FID, la gestion est excellente mais s'accompagne d'un mandat facturé en sus et de rétrocommissions souvent conservées.

Dans la très grande majorité des dossiers, un seul justifie réellement le détour par le Luxembourg : le FAS — c'est l'objet des deux sections suivantes.

Le FAS (1/2)

Parts « clean shares » et architecture des frais

C'est là que se joue l'intérêt économique du contrat luxembourgeois

La rétrocommission, et qui la garde

La plupart des fonds existent en plusieurs classes de parts. Les parts « retail » (R) intègrent dans leurs frais courants une rétrocommission de distribution reversée au distributeur. Les parts « clean shares » — institutionnelles — en sont dépourvues : leur frais courant est d'autant plus faible.

Dans un contrat classique, cette rétrocommission est conservée par l'assureur ou le distributeur. En FAS, aucune rétrocommission n'est perçue : on loge directement les parts clean shares, et l'économie revient intégralement au souscripteur. Le conseil est alors rémunéré de façon transparente, sans conflit d'intérêt lié à la rétrocession.

Sur un même fonds, la classe clean abaisse typiquement le frais courant de l'ordre de 0,80 à 1,00 %/an — d'environ 1,80 % à environ 0,90 %. Capitalisé sur quinze ans, l'écart est considérable. Chiffres indicatifs, variables selon les fonds.

Les strates de frais, à analyser séparément

Deux contrats affichant les mêmes « frais de gestion » peuvent avoir un coût total très différent. Les postes sont facturés par des acteurs distincts :

  • Frais d'entrée — assureur / distributeur, négociables
  • Frais d'enveloppe — assureur, dégressifs dès 500 k€ d'encours
  • Gestion financière — gérant délégué, en FID / FIC uniquement
  • Droits de garde — banque dépositaire
  • Frais d'exécution — dépositaire, par ordre : le poste clé en FAS
  • Frais courants des supports (TER) — sociétés de gestion
  • Frottement fiscal sur dividendes — invisible, voir plus bas

Seule une simulation « tous frais compris » permet de comparer deux offres.

Les deux réserves du FAS

Le FAS suppose une rotation maîtrisée — l'économie de rétrocession doit dépasser les frais d'exécution — et une vraie capacité à passer les ordres. Il exclut par ailleurs l'or et les matières premières, réservés à la catégorie D en FID. Ce sont les deux seuls cas où le FID reprend l'avantage.

Le FAS (2/2)

L'exécution des ordres, le point le plus sous-estimé

Construire une allocation et savoir l'exécuter sont deux métiers distincts

La dimension « coût »

  • Courtage par ordre — forfait ou pourcentage, souvent dégressif
  • Frais de change (spread FX) sur les actifs en devises
  • Frais de règlement-livraison selon les marchés
  • La grille d'exécution du dépositaire devient un critère de choix

La dimension « marché »

  • Le spread supporté à l'achat et à la vente est un coût invisible, souvent supérieur au courtage
  • Aucun contrôle automatique : un ordre mal passé n'est corrigé par personne
  • Il ne figure sur aucune grille tarifaire, donc jamais dans les comparatifs

Les réflexes qui font la différence

1
Choisir la bonne ligne de cotation d'un ETF

Un même ETF est coté sur plusieurs places et en plusieurs devises : liquidité et spread diffèrent fortement d'une ligne à l'autre, à performance identique.

2
Passer à cours limité, jamais « au marché »

La limite se réfère à la valeur liquidative indicative de l'ETF : un ordre au marché sur un carnet peu profond coûte plusieurs dizaines de points de base en une seconde.

3
Choisir sa fenêtre de passage

Éviter l'ouverture et la clôture, où les spreads sont les plus larges. Pour un ETF européen répliquant un indice américain, japonais ou émergent, exécuter quand le marché sous-jacent est ouvert.

4
Calibrer la taille de l'ordre

Rapporter le montant au volume quotidien de la ligne, fractionner si nécessaire, et au-delà d'un certain seuil passer par un market maker plutôt que par le carnet d'ordres.

5
Piloter les conversions de devises

Chaque achat en devise déclenche une conversion facturée en spread : regrouper les conversions, et arbitrer entre ligne cotée en euro et ligne en devise.

Pourquoi c'est décisif. Un aller-retour exécuté avec 0,30 % de spread superflu annule plusieurs années d'économie de frais courants négociée sur les parts clean shares. La performance nette d'un FAS se joue autant à l'exécution qu'à l'allocation.

Le FAS suppose donc un intermédiaire qui sait passer des ordres de marché, pas seulement construire une allocation. À défaut, le FID — dont l'exécution est assurée par le gérant — est le choix le plus sûr.

La banque dépositaire

Un choix qui n'est pas secondaire

Elle conserve les actifs, ouvre ou restreint l'univers, et facture l'essentiel des frais de tenue et d'exécution

Quatre critères

  • Solidité et notation — la sécurité ultime des avoirs repose sur elle
  • Étendue de l'architecture ouverte — accès aux parts clean shares, aux titres vifs internationaux, au non-coté, au multidevises : toutes n'offrent pas le même univers
  • Grille de frais et d'exécution — droits de garde, frais par ordre, spreads de change : déterminants, surtout en FAS
  • Traitement fiscal — sa capacité à récupérer les retenues à la source sur les dividendes étrangers

Notre méthode

Nous privilégions un dépositaire indépendant de l'assureur, pour une architecture réellement ouverte, et nous confrontons sa grille d'exécution à la stratégie visée. Le meilleur assureur adossé à une grille dépositaire coûteuse peut ruiner l'intérêt d'un FAS ; l'inverse est vrai aussi.

Nous ajoutons systématiquement à la grille d'analyse la capacité de récupération des retenues à la source : un dépositaire qui ne pratique pas le reclaim transforme un frottement théorique de 15 % en frottement réel de 35 % sur les dividendes suisses.

Fiscalité & transmission

La fiscalité de votre résidence, pas celle du Luxembourg

Pour un résident fiscal français, le régime est celui de l'assurance vie française

En cours de vie du contrat

  • Aucune imposition tant qu'aucun rachat n'est effectué ; les arbitrages internes ne déclenchent aucune imposition
  • Rachat avant 8 ans : prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur la part de gains (12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux), ou sur option au barème
  • Rachat après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € de gains (9 200 € pour un couple soumis à imposition commune), puis 7,5 % sur les gains issus des primes n'excédant pas 150 000 €, 12,8 % au-delà, plus 17,2 % de prélèvements sociaux

À la transmission

Les capitaux ne passent pas par la succession : ils reviennent aux bénéficiaires désignés. Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire dispose d'un abattement de 152 500 € (art. 990 I du CGI), au-delà duquel s'applique un prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 %.

Pour les primes versées après 70 ans, l'abattement est global (30 500 €, art. 757 B), les gains restant exonérés. Le conjoint ou partenaire de PACS bénéficiaire est totalement exonéré.

Le frottement fiscal sur les dividendes

C'est le poste de coût le plus invisible du contrat, et il ne figure dans aucune grille tarifaire. Les dividendes de titres vifs étrangers subissent une retenue à la source dans le pays d'origine. Une partie est théoriquement récupérable, mais seulement si le dépositaire pratique le relief at source ou les reclaims — faute de quoi la retenue est définitivement perdue.

L'écart n'est pas marginal : sur les dividendes suisses, un dépositaire qui ne pratique pas le reclaim transforme un frottement théorique de 15 % en frottement réel de 35 %. C'est pour cette raison que nous intégrons cette capacité au choix du dépositaire, et que nous restons vigilants sur la part de titres vifs à dividende dans une allocation luxembourgeoise.

Portabilité

Si vous transférez votre résidence fiscale à l'étranger, le contrat n'a pas à être dénoué : il continue, et c'est la fiscalité de votre nouveau pays de résidence qui s'applique. C'est l'un des intérêts majeurs du Luxembourg pour les personnes susceptibles de s'expatrier. Le traitement fiscal dépend de votre situation individuelle et est susceptible d'évoluer.

Pertinence

Est-ce pour vous ?

Le Luxembourg a du sens si…

  • Le montant confié est significatif et la protection du souscripteur devient un critère à part entière
  • Vous êtes susceptible de changer de pays de résidence
  • Vous recherchez des classes d'actifs ou une devise que l'assurance vie française ne propose pas
  • Vous souhaitez un mandat de gestion dédié à votre seul contrat (FID), ou au contraire piloter vous-même l'allocation avec accès aux parts clean shares (FAS)
  • Votre conseil sait passer les ordres de marché — c'est la condition du FAS, et ce qui en fait l'intérêt réel

Un contrat français suffit si…

  • Le montant investi est inférieur au ticket d'entrée de 250 000 €, ou reste modéré : la mise en place luxembourgeoise est plus lourde, pour un univers d'investissement équivalent
  • Vous n'avez pas de projet d'expatriation
  • Les fonds et ETF d'un contrat français couvrent déjà votre allocation cible

Nous vous le dirons : le bon contrat n'est pas le plus sophistiqué, c'est celui qui sert votre objectif au meilleur coût.

Important

Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Elles sont soumises aux fluctuations des marchés financiers à la hausse comme à la baisse. Leurs performances passées ne préjugent pas de leurs performances futures. Cette page est un document d'information : seules les conditions générales et la notice d'information du contrat ont valeur contractuelle.