Un expert-comptable propose la société. Le bilan refait le calcul de bout en bout : même cabinet, même train de vie, chaque euro suivi jusqu'au jour où l'on arrête.
Le résultat du cabinet est votre revenu. Cotisations, CSG, impôt sur le revenu. Ce qui reste est épargné, en PER d'abord.
La société paie une rémunération et garde le reste, taxé à 15 % puis 25 %. L'argent gardé ressort plus tard, imposé à nouveau.
Ce que la société laisse en plus ou en moins, en poche, à train de vie identique, l'année où l'on arrête tout.
Chiffre d'affaires moins charges du cabinet : le résultat avant charges sociales est identique dans les deux colonnes.
La famille dépense la même somme chaque année. Ce qui n'est pas dépensé est tracé : épargne, PER ou trésorerie de la société.
Chaque année, sources et emplois s'égalisent. Une simulation où un flux « disparaît » conclut toujours en faveur de la société.
« Rémunération de 85 000 € » et une économie d'impôt. En réalité : 85 000 € imposables, soit environ 127 000 € bruts de gérance, cotisations et CSG comprises.
L'« économie d'impôt » affichée est l'impôt sur un revenu que la famille ne perçoit plus. Si elle garde son train de vie, la société n'a rien à retenir, et ne peut rien gagner.
La société l'achète avec un emprunt. Plus-value imposée tout de suite à 31,4 %, droits d'enregistrement, intérêts. Le prix encaissé est votre propre argent, avancé par la banque.
Aucun impôt aujourd'hui : la plus-value est mise en report. Le capital social est élevé, ce qui relève le seuil de dividendes non cotisables.
Même logique que l'apport, sans société. À confirmer pour une profession de santé réglementée.
Impôt forfaitaire de 31,4 %. Avec 10 000 € de capital, le seuil n'est que de 1 000 € par an.
Cotisations de la caisse et de l'URSSAF, CSG à 9,7 %, puis impôt : comme une rémunération, avec des points de retraite en contrepartie.
Avec l'assiette sociale de 2026, concentrer les dividendes tous les trois ou cinq ans coûte plus cher que les lisser. Le levier est le capital, pas le calendrier.
La vente de la patientèle à un tiers au départ à la retraite est exonérée d'impôt et de prélèvements sociaux sous 500 000 €.
La vente des titres à la retraite efface l'impôt mais pas les prélèvements sociaux de 18,6 %. La trésorerie accumulée doit encore ressortir : dividendes, réduction de capital, vente.
Il achète une patientèle, pas un compte en banque : la trésorerie ne vaut pour lui que ce qu'il en garde après prélèvements.
Elle retient un revenu que vous n'êtes pas imposé sur tout de suite ; il le sera plus tard, deux fois (IS puis distribution).
Il déduit du revenu imposable la part épargnée, jusqu'au plafond des indépendants, au taux marginal du foyer ; il est imposé une fois, à la sortie, souvent à un taux plus bas.
Maladie, allocations familiales, CSG, retraite de base CNAVPL : les mêmes règles pour tous les libéraux, avec les particularités des praticiens conventionnés.
Chaque caisse a sa complémentaire : forfait et taux (CARCDSF, CARMF), proportionnelle (CARPIMKO, Cipav, CAVOM), classes (CAVP, CARPV, CAVEC), tranches (CNBF).
Chaque cotisation est traduite en points et en pension annuelle, pour comparer ce que la société fait perdre ou gagner en retraite.
Une société déplace l'impôt dans le temps, elle ne le supprime pas.
Si tout le résultat est consommé, la société ne peut rien gagner. Si une part est épargnée, le PER fait d'abord le même travail.
Avant d'entrer, chiffrer la sortie : dividendes, trésorerie, vente des titres, retraite.