Votre contrat rapporte peu, mais il porte un avantage fiscal que rien ne remplace après 70 ans. Le quitter pour mieux placer, ou le garder et corriger sa gestion ? Le module compare ce que vos enfants recevront réellement, dans quatre trajectoires.
Les primes versées avant 70 ans transmettent, hors succession, 152 500 € par bénéficiaire sans taxe, puis 20 % (article 990 I du CGI). Après 70 ans, tout nouveau versement relève de l'article 757 B : 30 500 € d'abattement global, le reste aux droits de succession.
Le rachat total déclenche prélèvements sociaux de 17,2 % et impôt de 7,5 % sur les gains, après abattement de 9 200 € pour un couple. Le capital réinvesti repart amputé de ce frottement.
Arbitrer les supports à l'intérieur du contrat récupère une partie de la performance sans rachat, sans frottement et sans perdre l'antériorité. C'est souvent la voie la plus rentable.
transmis nets aux enfants : le contrat s'érode sous les retraits, mais sans aucun droit.
avec 1 % de rendement en plus dans le même contrat : 59 670 € de mieux que le statu quo, sans rachat.
à 3,5 % après 9 190 € de frottement : les primes après 70 ans paient 24 625 € de droits, les gains sont exonérés.
même performance, mais 51 475 € de droits : le contrat entre dans la succession ordinaire.
Hypothèses : 440 000 € de primes versées avant 70 ans, retraits indexés de 1,5 % par an, gain de performance de 1 % en interne et 1,5 % en choix libre, 670 000 € d'autres actifs qui remplissent déjà l'abattement des enfants, transmission au second décès, prélèvements sociaux de 17,2 % au décès sur les gains.
Chaque époux dispose de son abattement 990 I : jusqu'à deux fois 152 500 € par enfant sur les deux décès. Un rachat non nécessaire détruit un actif fiscal rare et non reconstituable.
25 000 € par an sur 480 000 € est un rythme élevé : à 2 %, le capital s'épuise avant vingt-cinq ans. La performance conditionne la durée même du complément de retraite.
Antériorité conservée par les héritiers, plus-values purgées au décès, et surtout il se donne en nue-propriété de son vivant, ce que l'assurance vie ne permet pas.
Premier décès supposé neutre (conjoint exonéré), frottement appliqué une seule fois à l'entrée, rendements constants. Le crédit relais, le démembrement et les contrats multiples sont traités dans d'autres modules.
Le module du bilan patrimonial simule vos quatre trajectoires année par année, avec vos retraits, vos enfants et le reste de votre succession, et trace le point de croisement selon l'horizon : vous voyez à partir de quand un rachat commencerait à payer, s'il paie un jour.
Document de présentation. Exemples chiffrés illustratifs (barèmes 2025-2026), non contractuels ; les calculs définitifs sont réalisés sur votre situation réelle. Ploovers — conseil en gestion de patrimoine.